Jul - C'est réel

Publié le par Hillslion

J’vais vous apprendre à respecter bande d’enculés
Quand on dit quelqu’chose on l’fait
Quand on n’a qu’une parole
Maintenant, c’est moi ; c’est Jul, ouais
En solo, j’viens mettre la barre haute

Chacun sa mère, sa famille, son pétard à la bouche
En taule, c’est dur ; ça m’a dit qu’ça s’plantait chaud dans la douche
Au tiek, c’est Yamaha en i, ça devient ami avec j’sais pas qui
Ça marche main dans la main, ça croit qu’tout est acquis
Ça sert à quoi d'se la péter, de faire le mi-ami à Miami ?
Des filles comme ça, j’peux t’en niquer un milliard, y en a
Comment tu veux avancer avec les menottes ?
De nos jours, ça fait des menaces, tout ça pour refaire comme l’autre
Wesh l’équipe, restez cool, ça m’critique, m’en bats les couilles
Y a tout l’monde qui parle dans l’com' mais y a dégun qui porte ses couilles
Respect aux vrais qui m’écoutent, qui découvrent ce que je vis
Qui voyent ce que je vois, entre amis ou ennemis
J’ai la haine contre l’uniforme ; ouais, c’est à force de rester là
Trop d’gens m’ont blessé, mais putain, faut qu’j’sèche mes larmes
J’serais tous les jours en buvette si l’alcool c’est de l’eau
J’suis tous les jours en fumette, pourtant la vie, c’est pas Blow
Le rap, ouais, c’est ma came hein ; tu as vu là j’suis macabre
Au tiek, ça bande et ça cabre pendant qu’tu t’mets en dette pour madame
J’ai fait les bails et il est temps que j’vous dise “bye”
Là, tu vois qu’j’sors plus d’morceaux, poto, mais ne crois pas qu’je baille
Cette routine m’entaille, j’cherche à bouger du bercail
Pour l’instant, c’est pas possible, alors j’travaille et j’me mets die
Il m’faut les Sayen et là ça y est, ça urge
Ils m’font rire les gens ; dans l’son, ils croient qu’on s’amuse
On m’a dit “faudra t’y faire, soit t’es faible ou soit t’es fier
Soit tu marches, tu niques tout, soit tu coules sur Deezer”
S'il faut, toute l’année, j’te sors un son toutes les dix heures
Moi, c’est Jul, j’ai l’buzz, mais y a plus ma tête dans l’téléviseur
C’est les problèmes de la vie, alors j’encaisse, j'encaisse
J’pleure toutes les larmes de mon corps quand j’suis seul, en caisse, en caisse
J’trahirai pas mon frérot pour d’la baise, d’la baise
J’fais confiance qu’à deux-trois potos d’la tess, d’la tess
T’as vu, beaucoup sont tombés dans la cess, la cess
Beaucoup t’sucent, mais dès qu’t’as l’dos tourné
Ils en profitent, ils te rabaissent
Pétasses, bandeurs d’fesses ou d’gros moteurs
T’sais qu’il va t’en falloir pour entrer dans mon cœur
J’perds mon temps, bim ici, les petits baignent dans l’illicite
Faudrait qu’j’me greffe un œil dans l’dos pour voir qui m’critique, qui m’félicite
Avant, c’était la zone, on revient d’la plage au point mort
Et j’vois qu’tu m’aimes à mort, tu es l’sancho, on collabore
J’suis pas une star, quand j’sors d’ma caisse, y a personne qu’ouvre la porte
Tu m’vois pas à Cannes, tu peux m’voir posé sur les marches de mon bloc
De la beuh, un jok, un fuck aux flics
Trop d’embrouilles, on peut retrouver ton corps aux pics
Marseille c’est trafic, braquages... ça t’séquestre
Pour apprendre à s’monter dessus, y avait pas d’centre équestre
Wesh, on s’connaît ? Tu as bloqué, elles ont déconné
Si tu m’croises un peu chaud, j’pourrais t’mettre une volée
J’ai pris mes jambes à mon cou, y a que des bandeurs à mon goût
J’trime ; et poto, mon cœur est froid comme à Moscou
On fait les bails, ça marche, mais des fois on s’gourre
Mais on n’est pas du genre à faire les putes, à crier au secours
J’étais à pied, là, j’suis en loc’ et j’vois d’la haine dans les regards
J’ai vu trop d’faux culs, trop d’trahison dans les rencards
Des rencards où tu peux finir mort sur un brancard
Ou attaché, ligoté, bouche scotchée dans un hangar
Eh oui, c’est réel, eh oui c’est réel
Eh oui, c’est réel comme nos putains d’ruelles
T’es mon pote, me dégoûte pas
Si j’t’aime pas, j’t’écoute pas
J’suis à l’affût d’un coup d’crasse pour t’envoyer le coup d’grâce
Au tiek, ça zone en Stunt, en Kawasaki
Y a les flics, on est aux aguets ; poursuite, ça les perd au taquet
Quand j’ai l’cœur perdu, j’noie ma peine dans la fumette
L’alcool et j’réfléchis, m’dis “à qui m’fier ?”
J’suis comme un autre oui, comme un autre
Quand j’sens qu’j’ai trop d’embrouilles, sous mon lit, j’pose le canon scié
Du mal à jouer un rôle, du mal à dire mes peines
Ma gueule, mais t’inquiète, ces fils de... j’les ai tous grillés
J’suis dans l’mouv’ et j’profite pas de mon buzz
Trop veulent mettre le nez dans mon biz’, allez vous faire quiller
C’est pour les jeunes dans l’foot, ceux qui guettent dans l’bâtiment
Si ma vie est à refaire, malgré les soucis j’aurais pas dit nan
Tu as oublié ? C’est moi qui faisais danser tout ton quartier
T’inquiète, j’continuerai jusqu’au jour où j’dois partir
J’gamberge trop, j’suis en train d’me niquer l’cerveau
Trop qui m’font les nerveux, j’sais plus comment faire, gros
Assez perdu de temps là, faut qu’on biz’, faut qu’on graille
Ça fait des pompes, des tractions
Pour les gens en cellule qu’ont que ça comme attractions
Attention, y a les shmitts sous tension
Dans l’secteur, c’est chaud, l’Sheitan donne des occasions
Et j’me laisse aller ; sur Najet, j’ai pris du bide
Faut qu’j’fasse du sport, qu’j’me vide ; oh mon Dieu, faut qu’on me guide oh
Y a que des fêlés ; vé le, quand il chante, au lieu de dire les choses, fais-les
Si j’t’ai fait du mal, c’était pas voulu, excuse-moi l’ami
J’vois qu’tu chenef tout l’temps, c’est pas ma faute si on te l’a mise
J’calcule rien, j’déguste la vie ; sans le rap, cette chance je l'ai pas
Pendant qu’ça braque tu pistes XXX
Un jour, va falloir vous ranger, les gars
J’ai l’cœur en bas, j’ai pas la pêche ; aux frères en taule : gardez la pêche
Ouais, la miss elle veut des sous ; au final, elle donne pas sa teuch
J’suis en bolide, j’passe comme une flèche
Fais un gros demi si elle est fraîche
Ça regarde même plus sa tête, ça regarde les bzezoul et les fesses
Combien sont dans la cess ? Ils te livrent devant tout l’quartier
Combien d’cambus ça a coffré pour sortir les lunettes Cartier ?
Vaut mieux un ennemi ou dix amis qui te l’ont mis ?
Arrête d’penser qu’à toi ; j’suis pas un jaloux, moi demande me
Envie d’bouger, voir l’Canada ; ici c’est pas trop l’paradise
On veut des loves, envoie la caille, j’veux Sampedro, fumer la ice
Elle fait la gadji bien, si elle a l’boubou bah fais la sice
Chaque fois qu’j’sors une musique, les petits m’disent “Jul, elle, c’est la sale”
Et moi, t’inquiète j’ai les épaules, même si j’vais pas trop à la salle
Si tu m’cherches, tu goûtes le sol, j’fais pas l’mec qu’envoie des rafales
Mais comment faire ? Quand autour d’toi y a toutes ces folles
Qui te collent pour ta Gold, le soir en boîte ma gueule
Elles regardent qui c’est qui pose le plus d’alcool
J’m’affole, elle veut dormir au Sheraton
Elle sait très bien qu’j’m’en fous d’elle, mais elle me demande mon phone
J’vis ma vie, vie ; cassez pas les couilles
J’reste accro de la ‘sique, ‘sique ; tout seul, j’me débrouille
J’vais pas fuir, fuir ; pour moi, ça fait pute
Boudebouz, fais-moi la passe, passe, pour moi ça fait but
T’as vu, ma gueule, elle est mignonne ; t’as vu mon style, il vient d’en bas
Tu fais l’voyou après quand j’me chauffe, tu fais celui qu’entend pas
T’as pas compris ? J’veux bouger d’là, j’rêve d’ma villa, ma piscine
Bon Dieu, leur monde est faux, si tu m’entends, fais-moi un signe
La vie, c’est cool ouais, mais c’est pas le ciné, c’est réel, y a d’quoi halluciner
Dans ce monde cruel, pour être là, j’ai saigné
T’inquiète pas, c’est la vie, dit amine
À chaque problème sa solution, si t’arrives plus à dormir la nuit
J’fais pas l’mac, j’roule dans Marseille, avec mon survêt’ et mes Nike
J’perds les cheveux, ça m’jalouse trop ; désolé les frères si j’déménage
J’fais tout seul mes choix, j’fais tout seul mes sons
L’impression d’passer pour un faux cul quand des fois j’leur fais des leçons
J’ai vu des gens, c’étaient des putes, sur grand-père j’peux plus m’les blairer
J’sais qu’beaucoup seront là par intérêt avant de m’enterrer
J’ai toujours fait l’homme ; toi, t’as toujours fait l’âne, gros
Et tant mieux pour toi, si sur moi t’as sorti un Lambo

(x2)
C’est réel, comme celui qu’tu trahis depuis tant d’années
Comme ce poto que t’aides pas quand il s’fait condamner
C’est réel ; alors, c’est ça la vie ?
Y a que les fils de… qui changent pas d’avis
C’est réel ; j’regrette pas ce que j’ai fait
J’ai fait les choses comme il le faut pour pouvoir sortir le Féfé
C’est réel ; essaye, essaye... à cause de toi, j’ai le cœur blessé

Jul - C'est réel

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Anonyme 09/04/2016 17:12

J'❤ bien