Damien Saez - L'Oiseau liberté

Publié le par Aline Trinh

Ce n’est pas un adieu, c’est juste un au revoir 
Nos internationales battront toujours l’espoir 
Et si nos frères tombent, nous chanterons leur mémoire 
Et si c’est sous les bombes que s’écrit notre histoire 

Nous resserrerons nos rangs, nous planterons nos croix 
Nous combattrons les vents ; toi qui nous combattras
Comme un oiseau blessé dans la nuit volera 
Mon oiseau liberté qui repart au combat 

S’il faut mourir d’amour, mourir de liberté 
Partir comme un oiseau qui s’en est envolé 
Alors oui, que je meurs comme un drapeau dressé 
Une rose tendue face aux fusils pointés

Une rose en martyr pour nos humanités 
Juste un bouquet d’amour pour nos amis tombés 
Qui n’ont, oui, que leur fleur à offrir au bûcher 
Qu’une fleur à leur tendre à ces fusils pointés 

Que se lèvent tous ceux qui ont le même dieu sur terre 
Puisque le dieu des dieux, oui, c’est d’aimer son frère 
Quelle que soit la douleur, des blessures de nos âmes 
De mon pays qui pleure quand on touche à la flamme 
Quels que soient les cimetières, enfants de notre patrie 
La force des lumières tire plus loin qu’un fusil.

Mon pays des Lumières, il est l’heure de s’unir 
Ton drapeau, triste France, il est l’heure de brandir 
Que flotte pour toujours de ce vendredi noir 
Mon pays liberté, le drapeau de l’espoir.

Un jour, l’oiseau m’a dit comme un souffle printemps 
Qu’un jour prochain, oui, sur la terre de nos enfants 
Il n’y aura plus la guerre, il n’y aura plus le sang 
Y aura plus ces misères qui nous cernent à tous vents.

Mon oiseau liberté ne craint pas les fusils 
Il ne craint pas les balles de toutes tyrannies 
Et même s’il s’envole tué par l’infamie 
Renaîtra de ses cendres mon oiseau infini.

Il repart au combat sous le ciel de novembre 
La lumière renaîtra pour de meilleurs septembres 
Il repart au combat face à l’ombre des nues 
Il repart au combat contre la triste vie.

Il vole sur les plaines ; il s’en va triste plume 
Sous le chant de nos peines, sous le chant de la lune 
Au vent soufflant les terres qu’on martèle à l’enclume 
Nous chantons nos prières pour que la nuit s’allume 

Chante avec moi, frangin, pour notre mère la terre 
Qu’ici-bas, il n’est rien qui ne fasse lumière 
Nous sommes tous en chemin vers l’obscur ou le clair 
Et perdus dans l’écrin de notre mère la Terre 
Envolés sur le dos de l’oiseau liberté

Emportés par les crocs de la haine incarnée 
Si nous sommes cernés par tous les terrorismes 
Ceux du sang de la haine ou ceux de nos fascismes 
S’il faut plus qu’une armée pour protéger nos libres 
On ne combat jamais mieux qu’en ouvrant des livres.

Pour ceux-là fusillés qui pour l’éternité 
Resteront le symbole de notre liberté 
Nous chantons nos prières 
Nous chantons pour la terre 
Nous chantons la lumière contre l’obscurité.

Tous les peuples du monde pour lever liberté 
Quelles que soient les prières pour ne pas oublier 
Mains tendues à leurs frères contre fusils pointés 
Que nous sommes sur la terre tous frères d’humanité.

Nous sommes fils des Ardennes 
Nous sommes fils de Provence 
Puis jusqu’aux Aquitaines 
Nous sommes la France.

Nous sommes pays du libre, pays des tolérances 
Face à l’assassin, nous offrons l’innocence 
De l’oiseau liberté face aux horreurs mitrailles 
Nous ne quitterons jamais, oui, le champ de bataille.

Nous n’avons qu’un seul dieu, c’est la vie sur Terre 
Nous n’avons qu’un seul dieu, c’est d’aimer son frère.

Mon oiseau liberté ne craint pas les fusils 
Il ne craint pas les balles de toutes tyrannies 
Et même s’il s’envole tué par l’infamie 
Renaîtra de ses cendres mon oiseau, l’infini 
Et même s’il s’envole tué par l’infamie 
Renaîtra de ses cendres mon oiseau, l’infini.

Damien Saez - L'Oiseau liberté
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Fleur 19/12/2016 14:03

Une claque, ni plus, ni moins...